Démographie galopante : un danger pour Madagascar

 

 

Article paru sur La Gazette de le Grande Ile le 15 mai 2013

 

Depuis un certain temps, les radios locales diffusent des messages de sensibilisation sur la contraception par des moyens publicitaires. Parfois sous forme de témoignage, ainsi touchent-ils plus les auditeurs. C’est là où on s’aperçoit que les mœurs malgaches ont bien changé, en seulement deux ans.

Il n’y a pas si longtemps, le sexe était tabou et même dans les foyers dits modernes, on abordait rarement le sujet. D’où les quelques sensibilisations sur les risques de grossesse, notamment à Antananarivo où le taux démographique est le plus fort en Afrique. Mais cela concerne surtout les campagnes et les périphéries où le taux de natalité a toujours été élevé (en 1960, Madagascar comptait seulement 6 millions d’habitants, et en 2011, la population de l’île se chiffre à 21 millions, un record du monde…). Selon des experts, dans 15 ans, Madagascar ne pourra plus nourrir décemment sa population, à partir de là, une famine permanente et sans précédent est alors à craindre.

 

 

 

De planification familiale, on n’en parle que dans les lycées où des formateurs viennent sporadiquement sensibiliser les jeunes. En tout cas, divers organismes sont ouverts au public. FISA (fianakaviana sambatra), Top Réseau, Mary Stop, etc. Les femmes qui y viennent disposent alors du droit à l’information sur le planning familial, de conseils, de recommandations spécifiques selon leur état… Aujourd’hui, rares sont les personnes qui ont en connaissance, ou seulement qui prennent la peine de s’y rendre. Peut-être, faudra-t-il intégrer dans la prochaine propagande électorale une campagne pour la limitation des naissances.

 

Sarah R.

 

 

 

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